Le stress du dirigeant… un mal bien souvent négligé

Par Clément Kolodziejczak.

Le stress du dirigeant est un mal bien connu des entrepreneurs mais un peu moins du grand public. Souvent passé sous silence, il peut avoir des répercussions sur la santé physique et mentale mais aussi sur la vie de famille.

Des chiffres alarmants

Selon le Medef, un patron de PME mettrait fin à sa vie tous les deux jours et on peut affirmer qu’au moins un patron de TPE, de PME, un artisan ou un agriculteur se suicide, chaque jour, en France. La cause de cet acte tragique est bien souvent le stress. Selon le baromètre MMA des entrepreneurs du futur publié le 17 avril 2018, 43% des dirigeants présentent un état de stress élevé et 25% affirment que leur état de santé s’est détérioré au cours des cinq dernières années.

S’il a longtemps constitué un tabou, il est aujourd’hui acquis que le stress ne permet pas à un entrepreneur ou à un dirigeant de s’épanouir.

Les facteurs de stress

En moyenne, un dirigeant travaille entre 50 et 65 heures par semaine. Ajouté à cela le fait qu’il ne fait pas suffisamment attention à son alimentation et à la qualité de son sommeil et les risques de plier sous une charge psychologique trop importante sont bien réels.

Le stress est souvent dû à des problèmes de trésorerie. Toutefois, il existe d’autres facteurs de stress qui peuvent avoir une influence sur la santé du dirigeant comme les litiges avec les clients, des problèmes relationnels avec les salariés, une surcharge de travail, la gestion des impayés, une baisse des commandes ou encore la perte d’un client.

De plus, le dirigeant d’entreprise donnant une image de personnes indestructible allant toujours de l’avant, il aura tendance à ne pas s’exprimer sur le stress qu’il ressent et donc à ne pas prendre soin de lui. Or, le stress engendre des conséquences d’autant plus importantes chez le dirigeant que celui-ci est au centre du fonctionnement de l’entreprise.

Chacune des actions qu’il effectue a des répercussions sur l’activité, les collaborateurs et les clients. Un dirigeant trop stressé, c’est donc une entreprise mal dirigée.

Comment gérer son stress ?

Pour moins ressentir les effets négatifs du stress, le dirigeant d’entreprise peut faire appel à un coach. Ce dernier va l’aider au quotidien à mieux gérer la pression liée à la solitude du pouvoir, au manque de temps, aux responsabilités et au besoin d’accroître ses compétences. Cet accompagnement quotidien peut bien être bénéfique au chef d’entreprise mais aussi à ses collaborateurs.

Prévenir les impayés

En revanche, il y a des cas de figures sur lesquels le coach ne pourra pas intervenir : les impayés. Or, selon un sondage OpinionWay, 67 % des dirigeants, principalement de PME, sont stressés par les impayés. Le temps passé et les dépenses liées au recouvrement des impayés ont un impact sur la gestion de l’entreprise.

Cette angoisse ne devrait pas être car le rôle du dirigeant n’est pas de gérer les problèmes administratifs mais de chercher de nouveaux clients et de faire grandir son entreprise. La question des impayés peut donc être réglée de deux façons : en les anticipant en mettent en place un système de suivi ou en passant par une société de recouvrement.

Généralement, les dirigeants d’entreprise font appel une société de recouvrement de créances après avoir essuyé un certain nombre de refus de payer de la part de leurs clients débiteurs. Ils souhaitent ainsi continuer de gérer la relation commerciale. Pourtant, ces entreprises sont spécialistes du recouvrement à l’amiable et peuvent également coordonner l’action d’avocats ou huissiers en cas de procédure judiciaire, une phase qu’il est préférable d’éviter.

Pour un dirigeant, faire appel à une société de recouvrement de créance permettra d’être payé plus rapidement, de ne pas perdre de temps à effectuer les relances et enfin d’optimiser la gestion de trésorerie. Autant de facteurs qui auront des conséquences positives sur son stress quotidien.

Par Clément Kolodziejczak